12. mars, 2018

Mon village de schtroumpfs

Depuis que je pratique la « schizophrénie positive », je suis beaucoup moins contrariée par mes changements d’humeur…
Concrètement, j’ai « compris » que tous les « schtroumpfs » du village étaient en moi : le joyeux, le pleurnichard, l’égoïste, le généreux, le rigolo, le sérieux, le rêveur, le rationnel, le parano, le naïf, etc…
J’ai compris aussi qu’à tour de rôle, ils cherchent à prendre le pouvoir et sont persuadés qu’ils sont les seuls à pouvoir « sauver la situation ».

Alors, j’ai décidé de faire appel au « grand schtroumpf », au sage du village.
Nous avons régulièrement de grandes conversations pour déterminer nos objectifs et notre ligne de conduite afin de faire évoluer le village.

Tenant le cap, lorsque deux schtroumpfs sont en contradiction, nous les recevons et les écoutons attentivement et avec bienveillance.

Il ressort de tous ces entretiens menés au fil du temps que leur but est sensiblement le même : participer à l’évolution du village, aller vers plus de partage, de joie, d’harmonie... Ce qui diffère est la manière qu’ils souhaitent employer pour y parvenir… et ils voudraient tous avoir raison !

Ce qui est drôle, c’est qu’ils ont tous un peu raison :
Le grincheux pointe du doigt tout ce qui ne va pas et alerte sur les changements à opérer.
Le rationnel se met à faire des plans pour proposer une ligne de conduite.
L’autoritaire espère bien faire coopérer tout le monde.
Le rebelle propose une autre façon de faire.
Et, quand le dramaturge se désespère, le rigolo vient mettre un peu de légèreté dans l’aventure….

Et, bien sûr, le grand schtroumpf et moi les encourageons et les félicitons du travail accompli… puis nous écrivons la suite de l’histoire et la mettons en scène, donnant à chacun le rôle qui lui convient le mieux en fonction de l’intrigue…